lundi 24 mai 2010

Menaces sur ma vie : crimes et vandalisme dans la jungle nivernaise

Ce matin, j'ai encore reçu des menaces sur ma vie pour avoir refusé de me déplacer pour aller dépanner un ordinateur.

Je ne refuse pas de travailler... juste, je ne veux pas travailler gratuitement et pire dépenser du transport à mes frais.

J'en ai marre de vivre à Lormes dans l'insécurité et la pauvreté.

Je demande aux pouvoirs locaux de protéger ma vie en me permettant de rentrer en région parisienne, dans un appartement, à l'abri de l'insalubrité.

Halte aux stress sur ma personne que je subis depuis 12 ans.

Je veux sortir du Morvan, je veux quitter ce marasme social, ce gâchis humain.

Arrêtez d'encourager le crime par votre silence. J'en appelle à mon pays la France. Ces régions ne devraient pas exister. Vous tuez les gens à "petit feux".

Rendez-moi ma vie citadine... sortez-moi du piège des campagnes... du mensonge écologique... du mensonge et de la destruction de la vie.

6 commentaires:

Bidouille a dit…

Bonjour,

J'ai vu un comparatif des départements en France.

La Nièvre était le plus pauvre en Métropole du point de vue des revenus.

http://www.salairemoyen.com/

Sans aide de vos amis et/ou famille, je crains que cela ne vous soit impossible de regagner la région parisienne par vos moyens ou ceux des pouvoirs publics. La pauvreté ambiante doit entretenir la pauvreté des gens, et sûrement que les collectivités de ce département :
1) sont dépassées
2) ne s'occupent pas d'autres départements (donc de faire partir quelqu'un)

En gros il faudrait un "rapatriement" sanitaire (du point de vue de la sécurité) dans votre propre pays, en Île de France.

Courage, j'espère que vous serez aidé.

Bidouille

js a dit…

Merci Bidouille pour vos commentaires judicieux et pour le lien (un site bien utile que je ne connaissais pas).

Ce qui me reste en travers de la gorge, c'est l'incitation constante pour entrainer des gens dans le casse pipe des campagnes.

Encore le 18 avril sur FR3 Franche Comté l'émission "Fugue" vantait le Morvan aux étrangers pour qu'ils viennent s'y installer.

Ils terminaient par les paroles du Maire de Lormes qui disait que le Morvan était "la Californie de la France".

Ils y a toujours des gens qui ne savent pas (ou qui sont naïfs) et qui viennent s'y briser.

Le mensonge et la manipulation agit à tous les niveaux dans la Nièvre. "En plein développement"... qu'ils disent. Un véritable escroquerie de mentir ainsi.

Ces gens-là sont irresponsables et criminels. J'en ai payé les conséquences sur ma vie et au prix fort puisque je suis seul.

J'accuse aussi la France qui est responsable de ses ressortissants et ne devrait pas permettre cela... car c'est quand même la destruction des vies dans la souffrance qui en est la conséquence. Çà touche les plus faîbles = ceux qui sont seuls (sans famille).

Merci, je lutterai jusqu'à la fin,

js

Bidouille a dit…

Bonjour JS,

Je ne sais pas qui ils souhaitent attirer avec ces propos "Californie de la France !"

=> c'est pas le climat de la Californie
=> est-ce les ordinateurs ? (j'ai vu sur le site internet de Lormes qu'il y avait un espace genre numérique monté, si c'est ça la Lormes Valley ;-) ).

J'ai lu des choses sur le Morvan (notamment Wikipédia), c'est donc un "pays" très pauvre de longue date (en gros que de la forêt, les terres agricoles ne donnent pas grand-chose, hiver très long, froid et humide), d'où les nourrices et autres travaux en-dehors de la région.

Je comprends donc que vous souhaitez que ce soit l'Etat qui vous tire d'affaire et non vos amis (qui ne représentent peut-être pas une vraie famille pour vous).

Malheureusement cela m'étonnerait que vous soyez exaucé, car vous aider à repartir reviendrait à reconnaître leurs mensonges, les mythes qu'ils diffusent sur leur coin de campagne.

Honneur à vous qui êtes prêt à mourir en martyr pour informer les candidats au départ.

Mais peut-être pourriez-vous le faire tout aussi bien (informer des dangers) tout en sauvant votre peau ? (sauf si vous voulez "prouver" que vous avez bien été abandonné à un sort cruel, et prouver aussi que l'Etat et les collectivités laissent crever les gens sans assistance.)

Mais si vous mourez, à cause des mauvaises conditions du logement, du froid, du chômage, de l'injustice, comme vous le sous-entendez, n'avez-vous pas peur que des gens après disent de vous "Oh il ne s'est pas adapté... Il n'a rien compris etc". Vous ne seriez plus là pour leur donner tort...

Avez-vous un crédit sur votre maison actuelle ?

Si ce n'est pas le cas, c'est une chance dans votre malheur car alors cela représente un capital.

Vous pourriez faire estimer votre maison en l'état et voir combien on vous en proposerait. Et ensuite voir ce que vous pourriez acheter avec cette somme, dans la première vraie ville connue (par exemple Dijon). Les prix de l'immobilier ont pas mal augmenté, je ne sais pas si revenir en Île de France, vous serait très profitable. Ce serait peut-être un petit logement (studio) que vous pourriez avoir à Dijon, mais s'il est payé cash, et qu'il est sain et près des commodités, sans avoir besoin d'une voiture, ce serait déjà ça.

Par la suite, pourquoi ne pas écrire un livre sur ce qu'il s'est passé ? Ou alors créer une association d'aide et d'informations pour les candidats au départ à la campagne, avec des informations, des témoignages de gens qui ont eu des soucis, etc. Pour en faire une sorte de recueil de bonnes pratiques, de choses auxquelles il faut faire attention etc. Il y a bien des livres qui donnent des conseils et informent les candidats à l'expatriation, pourquoi pas la même chose pour ceux qui voudraient s'installer à la campagne (sans famille sur place, sans expérience de la campagne ?)

Et puis je suis sûre que vos compétences seraient plus appréciées en ville (assistance informatique pour les personnes âgées par exemple).

Sinon, puisqu'on vous propose de faire chauffeur bénévole ou sous-payé, pourquoi ne pas demander en échange un bénévole, sous-payé qui réparerait votre toit ? Une sorte de troc, échange de bons procédés...

C'est facile de donner des conseils à distance, mais bon, ce serait un soulagement de vous voir sorti d'affaires...

Bidouille a dit…

Ah oui et aussi... (la suite)

Une fois bien installé dans un endroit sécurisé, l'esprit plus reposé, peut-être pourriez-vous vous attaquer (avec l'aide d'une association, d'une aide juridique, d'un ami) à cette assurance qui refuse de vous rembourser votre local incendié ?

js a dit…

Merci Bidouille de suivre cette affaire.

- l'assurance (la MAAF) ne veut plus entendre parler de l'indemnisation suite à l'incendie parce qu'au bout de deux ans les dossiers sont classés. J'avais pourtant pris un expert d'assuré pour défendre mes intérêts. Cette loi "des deux ans" permet aux victimes isolées et incompétentes de n'être pas indemnisées par les assurances.

- à mon arrivée à Lormes en 1998, je ne voulais pas m'installer définitivement. Mon idée initiale était de travailler une semaine à Paris et une semaine à Lormes pour bénéficier des avantages de la nature (et décompresser). C'est l'élan chloroformant des politiques locaux, l'incendie et l'absence de conseils avisés et sincères qui m'ont fait acheter cette maison pour me mettre à l'abri de la bêtise et de l'irresponsabilité locale (je le pensais). 3 mois avant de venir à Lormes, j'avais fait un comparatif pour réfléchir à l'endroit idéal pour vivre et j'en avais conclu que c'était là où j'étais à Créteil (tranquillité, travail, sécurité sanitaire, proximité de tout) c'est pourquoi je me rend compte avoir été influencé et naïf.

Après 12 années d'observation je comprends un peu mieux le drame de ces villages qui sont des catastrophes écologiques et humaines. Les maisons individuelles de la misère contiennent des gens qui n'ont plus aucune chance de s'en sortir. L'état de délabrement de l'immobilier et une cause de pollution énergétique de même que les déplacements. Rien à voir avec les conditions de vie idéales que nous présente la télé.

C'est aussi une misère affective dont on ne parle pas.

Je pourrais comprendre les politiques qui veulent attirer du monde dans ces régions mais envoyer des citadins au casse-pipe est un crime. Ils feraient mieux de faire travailler les gens qui sont sur place et de nous accueillir seulement pour des vacances... mais ils veulent vendre leurs maisons et remplir leurs écoles sans se soucier des drames humains qu'ils engendrent pour les citadins naïfs.

La "mission numérique" de Lormes et un investissement inutile et coûteux. Les particuliers et les professionnels qui ont des ordinateurs préfèrent les utiliser chez eux. Mon travail à mon arrivée était plutôt de conseiller, former, dépanner les clients et c'était rentable (sans subvention) jusqu'au moment où ils se sont mis à me concurrencer bêtement après l'achat de ma maison actuelle.

Si j'avais su 10 % de ce que je sais actuellement sur la vérité du Morvan j'aurais eu peur et ne me serais pas installé.

Je pense qu'il est de la responsabilité de l'État d'intervenir quand des vies sont sacrifiées du fait de la propagande politique pour délocaliser les gens vers les campagnes. C'est bien dans le rêve mais pas dans la réalité même si Paris c'est pas le paradis au moins l'espérance de vie y est bonne malgré les pollutions.

Mes amis ont eu de moins une image de réussite humaine et sociale. J'ai honte de ce que je suis devenu dans le Morvan. De toute façon mes amis ne me rendront pas mon appartement parisien ni tout ce que j'ai perdu dans la Nièvre.

js a dit…

(suite, 2e partie)

> Malheureusement cela m'étonnerait que vous soyez exaucé, car vous aider à repartir reviendrait à reconnaître leurs mensonges, les mythes qu'ils diffusent sur leur coin de campagne.

> Honneur à vous qui êtes prêt à mourir en martyr pour informer les candidats au départ.

Je n'ai pas d'autres choix dans cet enfermement. Je veux leur faire payer le prix de ma vie le plus cher possible pour qu'ils comprennent dans leur dé à coudre d'intelligence qu'il ne faut pas faire ce qu'ils m'ont fait.

Je cherche à sauver ma peau mais partir dans la situation où je suis maintenant serait encore pire que de rester (que fait-on à Paris avec 700 euros de retraite ?).

Le crédit sur ma maison vient de se terminer en juin 2010. La valeur de ma maison est tellement basse et il y a tellement de maisons à vendre à Lormes que je ne compte pas dessus comme un capital pour repartir.... (valeur environ 20 000 euros)

Je sais que je pourrais aller vivre à Dijon mais c'est mes habitudes de vie que je voudrais retrouver. Je ne veux pas tomber dans un deuxième isolement. Je suis parisien. Tous mes liens, mes souvenirs sont là-bas. Et puis passer de 300 m2 de ruines à 20 m2 dans une chambre d'étudiant, c'est aussi dur à vivre à 62 ans. Il y a tout l'aspect humain qui est important pour moi.

Votre idée d'écrire un livre est bonne. J'ai commencé "le pays de ZaZa" qui est une actualisation de La Terre d'Émile Zola. Il sera sur internet, libre et gratuit. J'aimerais aussi participer à des forums mais il y a une censure, un rejet de mes articles (testé sur Agoravox) et les pauvres ne s'expriment pas... ils culpabilisent en se croyant responsable de leur condition. Toujours est-il que j'agis pour faire connaître ce que j'ai vécu.

Des gens qui vivent dans un extrême dénuement ayant tout perdu, tuant le temps comme ils peuvent, travaillant gratuitement ou à 2,5 euros de l'heure en viennent à accepter leur sort. C'est quelque chose qui m'étonne. C'est pourtant la réalité ici. Une réalité qui diminue sensiblement l'espérance de vie dans ces régions insalubres. Je ne comprends pas cette acceptation de la misère imposée par le contexte local.

Moi je veux vivre, me déplacer, rencontrer des gens, me distraire... comme je le faisais avant.

Je sais que mes compétences seraient appréciées ailleurs.

J'avais aussi pensé créer un Système d'Échange Local... et à ce moment, la communauté de commune a insisté pour que je mette mon local à disposition d'une entreprise et çà s'est finit par ma jambe brisée (fracture ouverte de la cheville).

Oui, vos idées sont bonnes mais tout ce termine mal ici et je crois que vieillir ici en m'investissant (dans le vide) c'est m'enfermer toujours un peu plus alors que mon but réel est de partir pour échapper à l'enfermement dans cette région.

Je suis allé voir le médecin pour un enrouement qui dure depuis une semaine et il ne m'a rien prescrit de plus que mes médicaments habituels.

De plus, pour l'asthme et la tension la prise en charge à 100 % pour affection de longue durée m'a été supprimer à l'occasion du transfert de mon dossier médical.

Maintenant, ils ont décidé que je serai pris en charge en affection de longue durée pour "trouble de la personnalité".

Tout cela m'étonne et m'inquiète. Tout ce que je dénonce sont des faits vérifiables. Je pense analyser clairement ce que je vis... et que je dispose d'une intelligence qui vaut bien celle de ceux qui ont créé mes conditions de vie ici en me privant d'emploi notamment.

Je sais que je ne m'en sortirai pas seul.