Jean-Pierre, je ne comprends pas pourquoi tu écris ce genre de blog, pourtant ton agence de communication marche bien. A quoi ça te sert de raconter tout ça ?
A toi qui m'as laissé ce message anonyme... tu ne sais pas ce qu'il y a derrière la bonne image que je peux donner quand je tente de sourire en public.
Encore une cheville de foulée ces derniers jours parce que je suis tombé dans mon escalier mouillé, la nuit, sans lumière. Heureusement, c'est la jambe gauche qui a pris... pas celle où j'ai la vis...
Depuis 1998, ma vie n'est que blessures physiques et morales... une hémoragie sur mes acquis... et pourtant, j'ai en moi la volonté de me battre pour tenir... une habitude, je dirais. Un combat pourtant inutile dans ce monde froid.
Je ne sais pas combien de mois il me reste à vivre tellement je souffre du froid qui m'épuise. Je ne peux même plus obtenir mes médicaments (asthme, tension...) parce que l'administration est en retard dans ses dossiers... alors, les gens crèvent car la maladie n'attend pas.
Tu me parles d'une agence de communication... (qui marche bien, dis-tu ?!)... je n'ai pas touché un centime d'euro depuis qu'elle est créée. Juste des frais pour parcourir des centaines de kilomètres à la recherche de clients.
Oui, depuis mon arrivée à Lormes, j'essaie de mettre ma compétence au service de la région... mais çà ne donne rien !... ici, on gère la misère qui rapporte plus à ceux qui administrent les dossiers... et qui leur assure un emploi.
En plus de cette vie de misère, je suis miné de partout : comme cette assurance qui ne m'a jamais remboursé suite à un incendie... et qui m'a prélèvée 4 années de trop alors que j'avais résilié le contrat... Ils ne veulent même pas me rembourser ce qu'ils m'ont pris indûment avec comme raison qu'"ils ne font pas du social".
Je ne leur demande pas de faire du social mais de m'indemniser conformément à l'assurance souscrite et de ne pas se servir d'un prélèvement automatique pour me voler mon argent. Ils profitent de mon état de faîblesse par l'isolement.
Je pourrais écrire tous les jours sur ce blog tout ce qui mets ma vie en danger et me fait souffrir.
Je veux quitter cette région maudite et rentrer chez moi... là où j'ai mes racines... là où j'ai vécu 50 années de progrès que l'installation à la campagne m'a détruit en 10 ans...
Lormes, c'est une mort lente... une fin de vie dont je suis le spectacteur et la victime.
À ce jour, internet ne m'a été d'aucune utilité si ce n'est de mettre en garde ceux qui seraient tenté de suivre le même chemin que moi...
Une fin de vie en public afin que personne ne puisse dire "je ne savais pas".
La campagne, c'est encore pire que la ville... et le pire, c'est l'enfermement.
jp
1 commentaires:
Ne croyez-vous pas que c'est trop facile de s'en prendre à la terre entière ?
Vous êtes arrivé à Lormes il y a quelques année avec l'idée qu'il fallait "aider" les habitants de la campagne à devenir "bien", c'est à dire "comme en ville". Pour cela, vous avez eu "l'idée du siècle" : installer un magasin d'iformatique à une époque où l'informatique était encore balbutiante. C'était courageux, mais n'était-ce pas un peu osé ?
Comme si cela ne suffisait pas vous avez choisi de vendre et réparer exclusivement des Mac. Je n'ai rien contre les Mac, mais c'était d'évidence un risque supplémentaire. Pourquoi le prendre ? Par idéalisme ? Par naïveté ?
Vous aimez la ville, pourquoi être venu à la campagne ? Pour "secouer" un peu une populations que vous jugiez trop repliée sur elle-même ? Pour transformer les "gens des champs" en "gens des villes" parce que c'est ce qui "bien" pour vous ? Mais que connaissiez vous aux goûts, aux habitudes, à la vie des gens de la campagne, vous le citadin ?
Vous avez été rejeté dites-vous ? Mais imaginez un paysans qui serait venu en ville près de chez vous en voulant convertir ses voisins à ses poules et à ses cochons, n'aurait-il pas été aussi rejeté ?
Vous êtes arrivés dans le Morvan sans préparation, sans savoir ou vous alliez, abandonnant la vie que vous aimiez, vos amis, pour une campagne idéalisée où tout le monde vous attendait à bras ouverts, où il ne pleut pas et où il ne fait pas froid en hiver, où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. Pour cetains la ville c'est Zola, mais, pour vous, la campagne c'était Madame de Sévigné !
Alors, pourquoi vous en prendre à vos voisins, à la municipalité, à l'Etat, à l'EDF... Que sais-je... Et maintenant que vous vous êtes planté - tout seul - vous demandez qu'on vous aide à retourner la où vous étiez si bien. Soyez honnête, n'exagérez vous pas un peu ?
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