Réponse à yedy_101
Merci de manifester votre solidarité face à mes difficultés et de vouloir m'aider.
Je vous téléphonerai pour discuter et échanger avec vous.
Sachez que j'ai eu beaucoup d'amis dans ma vie et que c'est le souvenir de ces amis et des réussites passées qui me permettent de tenir face à la situation actuelle d'enfermement à Lormes.
J'ai aussi la possibilité d'être aidé pour aller m'installer à Dijon où mes conditions de vie seraient plus humaines qu'à Lormes. Bien sûr que ce serait une amélioration.
Mais j'ai un passé, des souvenirs, des amis, des repères à Créteil en région parisienne. Il est plus facile de trouver un logement à Créteil qu'à Paris. Si l'administration considérait ma situation et si elle obligeait l'assurance et le propriétaire de la maison où j'étais locataire à mon arrivée à Lormes à assumer les conséquences de l'incendie qui m'a conduit à me réfugier dans l'achat précipité de ma maison actuelle.
Je souhaite rentrer dans ma région natale et finir ma vie dans un appartement au sec. C'est une demande sensée que je formule depuis 8 années auprès de l'administration à faire financer par toutes les irrégularités et injustices que j'ai subies dans la Nièvre.
C'est à dire notamment, si
- l'assurance m'indemnisait de toutes les conséquences de l'incendie,
- la responsabilité du loueur étaient mise en cause,
- le droit au RMI pour les années où je perdait de l'agent avec mon entreprise m'était versé,
- l'entreprise qui m'a modifiée un échafaudage d'où je suis tombé et qui m'a value l'accident de ma jambe était mise en cause,
- et d'autres anomalies de procédures et de blocages vécus ici étaient prises en compte (exclusions, discriminations, mise en cessation de paiement injustifiée...)
je pourrais racheter un appartement à Créteil
Le problème est que de la Nièvre, je n'ai aucun soutien sur ce que je demande.
Dans la Nièvre, on m'aide pour me maintenir à Lormes dans la dépendance et la misère, c'est à dire sans tenir compte de mes demandes. On me donne le RMI et le droit aux restaurants du Coeur. Mais on ne tiens pas compte de mes demande de faire appliquer la justice et de mon désir de travailler et de rentrer dans ma région dans un appartement.
On met les gens dans la dépendance et la misère en les installant dans l'assistance alors que je revendique mon autonomie par la restitution des moyens de m'en sortir.
L'entreprise la plus prospère dans la Nièvre est l'aide sociale. J'ai l'impression d'en être le fonds de commerce et qu'ils veulent me garder ici pour ne pas perdre un habitant de plus.
Que les langues se délient et montrent que l'isolement dans le monde rural est encore pire que la vie dans le béton des ville. On ne peut y assurer la santé, la sécurité, l'emploi, la vie culturelle et intellectuelle, le confort, les liens sociaux choisis, etc... et pourtant, les campagnes coûtent très cher à la société et la manière d'y vivre est une catastrophe pour l'écologie et la planète (longs déplacements, maisons dispendieuses en énergie, lourds investissements par rapports aux nombres d'habitants, etc...).
Un jour, j'espère, ils feront réellement les comptes.
4 commentaires:
Croyez que je suis vraiment désolé de ce qui vous arrive mais ne pensez-vous pas que vous vous êtes piégé tout seul ? Vous semblez découvrir qu’on ne vit pas à la campagne comme en région parisienne.
Vous souffrez particulièrement du froid et de l’humidité. Il n’est pas indispensable d’avoir une licence de géographie pour savoir que le Morvan est une région froide et humide, particulièrement en hiver. Les maisons de Lormes sont anciennes, souvent humides et bénéficient rarement du confort moderne (sauf évidemment à y faire des travaux conséquents), c’est assez facile à voir avant l’achat. D’autre part, si les Morvandiaux sont accueillants pour la personne de passage, ils sont beaucoup plus réservé quand un "étranger" vient s’installer.
On ne peut venir s’installer dans le Morvan (comme dans beaucoup de campagnes, d’ailleurs) que si on y est né ou si on a un projet très solide et une très forte motivation "rurale" appuyée sur une expérience, un mode de vie ou une philosophie compatible. Il ne semble pas que c’était votre cas, il ne faut pas en rendre responsables tous ceux qui vous entourent aujourd’hui.
Bien, vois tu, ton blog m'as ému. Je ne sais pas si ça peu t'aider, mais dans certaines villes, il existe des logements dits ""sociaux"", dans lequel certains de mes amis sont admis. Il n'y à à mon avis pas mieux pour repartir du bon pieds, faire de petites économies (meme s'il faut manger des pâtes assez souvent, j'imagine qu'il y a pire ;) ), et se réintégrer sainement dans un endroit propice. Renseigne toi, peu être pourrais tu trouver un truc pas trop mal !
En tous les cas, bonne chance pour la suite ;)
++
Bonjour,
Vous avez été victime d'injustices.
Si vous décidez de vous battre contre elles, acceptez que cela ne puisse pas marcher. S'ils ont été injustes et arnaqueurs une fois, ils persisteront dans leur entêtement et n'en auront rien à faire de vous.
Si vous voulez sauver votre quotidien, sauvez-vous de cette région à tout prix. Et ensuite une fois ré-installé, vous pourrez remprendre le combat contre les injustices pour vous faire indemniser.
Vous êtes propriétaire d'une maison.
Avez-vous pensé à la re-vendre ? Aujourd'hui peut-être qu'il n'est pas trop tard pour re-vendre de l'immobilier (mais ne pas traîner car la baisse a commencé) et avec l'argent de la maison s'il en reste, vous auriez une rente peut-être qui vous permetrait de louer un petit logement en région parisienne, seul ou en co-location ou au moins de vivre ou re-démarrer une activité.
Il est vrai qu'en campagne on ne vit pas de la même façon qu'en ville. Ce sont 2 univers complètement différents, 2 cultures. On ne se parle pas de la même façon, on ne travaille pas de la même façon, les rapports sociaux sont différents, les attentes aussi... Et il y a des gens qui sont "urbains" dans l'âme et d'autres "ruraux" dans l'âme.
J'ai vécu dans les deux types d'habitats. Je suis plutôt rurale dans l'âme, même si de par le fait ces dernières années, j'ai pris l'habitude de vivre en ville.
Il y a ville et ville, et campagne et campagne... Cela peut être très différent selon les endroits.
En campagne, les gens n'attendent rien des nouveaux arrivants, ils n'attendent pas de "développement" particulier. Ils vivent juste leur vie et souhaitent être tranquilles, vivre selon leur rythme. Ils n'ont que faire qu'un tel réussisse ou non dans son entreprise, ce n'est absolument pas dans leur sphère. Les gens ne vous "attendent" pas. C'est comme si vous alliez en Angleterre en disant, "Il faut se mettre à l'heure latine, il y aurait plus de potentiel de développement si on parlait espagnol, etc"
Les gens ont leur vie.
Alors que la ville est faite pour les rencontres, les activités, le développement, la nouveauté.
La campagne est faite pour la contemplation de la beauté de la nature, le silence, la tradition.
Imaginez pendant que vous habitiez en région parisienne, que des gens arrivent et disent "On va vous apporter un peu plus de calme, de valeurs traditionnelles, de nature". Ce ne serait plus la région parisienne, vous diriez "Mais non ça marche très bien pour moi comme ça ! Retournez d'où vous venez, merci !"
J'ai lu que de "neo-ruraux" ex-parisiens quittent la ville pour s'installer à la campagne, et une fois là-bas tentent de ré-créer ce qu'ils avaient en ville. Ca ne peut pas marcher !
Je suis désolée je ne veux pas vous juger, mais votre activité était : un cyber-café, n'est-ce pas ?
Je suis désolée que votre local ait brûlé.
Mais ce type de commerce est un commerce typique de "ville."
Ce commerce prône : le virtuel, chacun derrière son écran, échange d'informations, un carrefour, un réseau. Un cyber-café a sa place dans une ville car il permet aux gens d'échanger avec ceux qui sont loin, de s'occuper etc, de travailler.
A la campagne, c'est plutôt la prise du "réel", le contact avec les matières premières de la terre, des gens, etc. C'est du "brut", du contact direct entre les gens et les choses. Pas du "numérique" et du conceptuel. Les gens ont la plupart du temps leur famille sur place donc pour communiquer ya le téléphone ou ils vont directement les vir. Ils ont de plus grands logements donc un ordinateur personnel, ou alors ils se passent d'Internet, car leur travail et les outils, et leurs loisirs (balade, etc) dont ils ont besoin sont sur place !
Ce sont 2 planètes assez différentes, 2 modes de vie et on ne peut pas transférer une chose qui marche bien dans 2 univers radicalement différents.
néanmoins, je vous souhaite de tout coeur, de réussir à partir, mais s'il-vous-plaît, ne vous entêtez pas à lutter contre un univers qui se suffit à lui-même, sauvez votre peau d'abord.
Chaoahn
Maintenant le passé est le passé.
C'est à vous de voir si vous voulez vivre ou mourir
PS : je suis désolée si je suis caricaturale, ce n'est pas facile d'expliquer. Il y a bien sûr des subtilités aussi.
Bonjour, je voudrais juste répondre au dernier commentaire, vous dites :"En campagne, les gens n'attendent rien des nouveaux arrivants, ils n'attendent pas de "développement" particulier. Ils vivent juste leur vie et souhaitent être tranquilles, vivre selon leur rythme. Ils n'ont que faire qu'un tel réussisse ou non dans son entreprise, ce n'est absolument pas dans leur sphère. Les gens ne vous "attendent" pas."
soit, mais alors qu'ils arrêtent de demander à des organismes de placer des gens dans leur campagne pour les faire revivre, c'est vraiment paradoxale, il nous font venir, nous donne des subventions à faire perdre la tête et ensuite ne nous permette pas de vivre de notre travail. Donc si la campagne vie très bien sans nous alors il faut arrêter de faire venir des famille avec 4 enfants (et oui c'est bon pour l'école ;-() et ensuite les mettent dans la misére :-((
je suis en creuse et je rêve vraiment de repartir le plus vite possible.
cdt
une famille en detresse
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