vendredi 30 novembre 2012
Ma santé se détériore au fil des ans surtout pour l'asthme.
La solitude aussi est dure à vivre...
finir ainsi enfermé est le pire qui pouvait m'arriver.
Même si je vois des gens, ce ne sont pas mes amis avec lesquels j'avais un passé commun, des souvenirs. On n'est rien les uns pour les autres.
La télé M6 est venue m'interviewer.
Les politicards se sont un peu énervés... mais je suis toujours à Lormes, rien n'a changé.
Je n'ai aucun espoir de renouer avec mon passé et la retraite dont je rêvais avec une amie et des voyages.
Encore une fois, je n'ai jamais voulu vivre à la campagne. Les villages sont trop tristes. J'aimais seulement voyager.
Je veux juste faire savoir ce que je vis et le mensonge des campagnes pour éviter à d'autres de tomber dans le même piège et d'y sacrifier leur vie.
Je commence à créer des sites internet pour faire connaître davantage le drame des campagnes.
js
lundi 24 mai 2010
Menaces sur ma vie : crimes et vandalisme dans la jungle nivernaise
Je ne refuse pas de travailler... juste, je ne veux pas travailler gratuitement et pire dépenser du transport à mes frais.
J'en ai marre de vivre à Lormes dans l'insécurité et la pauvreté.
Je demande aux pouvoirs locaux de protéger ma vie en me permettant de rentrer en région parisienne, dans un appartement, à l'abri de l'insalubrité.
Halte aux stress sur ma personne que je subis depuis 12 ans.
Je veux sortir du Morvan, je veux quitter ce marasme social, ce gâchis humain.
Arrêtez d'encourager le crime par votre silence. J'en appelle à mon pays la France. Ces régions ne devraient pas exister. Vous tuez les gens à "petit feux".
Rendez-moi ma vie citadine... sortez-moi du piège des campagnes... du mensonge écologique... du mensonge et de la destruction de la vie.
dimanche 27 septembre 2009
A 61 ans, je n'ai pas la force ni le temps devant moi
Le doublement du prix de l'immobilier et les pertes financières occasionnées par mon installation dans la Nièvre ne me permettent plus de récupérer un appartement comme celui que j'avais avant.
Quitter la Nièvre à 61 ans pour la région parisienne, c'est courir le risque d'une misère encore pire dans le fond d'un HLM.
Je sais ce que j'ai perdu en quittant la région parisienne en 1998. 6 mois avant cette monumentale erreur je m'étais posé la question de façon détaillée sur l'endroit où j'étais le mieux pour vivre.
Mes conclusion étaient "dans l'immeuble où j'étais". A l'écart des centres villes mais près de tout.
C'est le pire qu'il puisse m'arriver de devoir partir seul en ayant l'impression que cette décision me conduirait vers encore plus de misère,
Je suis juste à la recherche de mon passé, mon appartement, mes amis, ma liberté financière, ma vie affective, mes voyages.... C'est comme si ma vie s'était arrêtée lorsque j'ai mis les pieds à Lormes.
En fait, c'est bien cela.
Je n'ai pas l'impression que le retour soit possible sans intervention extérieure qui garantisse ma sécurité. J'ai peur de la société, j'ai peur du système car je suis seul.
J'ai perdu mon identité, mon histoire.
Une cassure dans ma "ligne de vie".
Curieusement, c'était écrits au creux de ma main... tu mouras tôt... brutalement... m'avait-on dit.
Je n'y croyais pas... j'ai pourtant vécu ma mort en tombant dans la Nièvre.
mercredi 16 septembre 2009
Avant l'enfermement ultime je me suiciderai
Ces gens de la Nièvre semblent considérer les pauvres comme leur propriété.
Ils m'ont enfermé dans leur dépendance malgré tout ce que cela leur aura coûté (c'est pourquoi ils sont idiots).
S'il y a un Dieu, je demande qu'ils soient encore davantage puni.
On ne peut pas ainsi faire mourir quelqu'un dans la souffrance et l'isolement. Ce matérialisme rural pue l'égoïsme et le crime.
J'aurai bêtement sacrifié ma vie en mettant le pied dans le Morvan.
C'est toute la différence entre le monde ouvrier et le monde paysan.
Les gens des villes ont sans doute moins de résistance à la dureté sociale et à l'isolement.
Ils disent que j'ai besoin d'être "materné". C'est vrai, j'ai besoin d'amis, de liens sociaux... d'avoir des repères et des passions... oui, j'ai besoin des autres et je leur donne le meilleur de moi. Le pire est pour moi la solitude.
À ce monde étranger de la Nièvre, je dirais qu'ils subissent l'asservissement sans se révolter... comme une contrainte de la vie ou une fatalité. Ils supportent davantage que moi l'absence d'humain, la dépendance, la pauvreté...
Les maîtres de la Nièvre doivent savoir que je leur échapperai quand même.
Le jour où je me sentirai complètement dépendant de ces gens-là, je mettrai fin à mes jours.
Je leur ferai un immense bras d'honneur et échapperai à leur pouvoir stupide et inhumain.
Je leur dirai "merde", nous réglerons nos comptes ailleurs... devant d'autres juges, dans un autre monde si cela existe.
Je ne connaîtrai jamais vos mouroirs indignes où vous abandonnez ceux que vous n'avez voulu laisser vivre.
Vous m'avez pris la vie à l'âge de cinquante ans... vous n'aurez pas ma mort.
Ma volonté est qu'on ramène mon corps près des miens en région parisienne.
samedi 12 septembre 2009
2009 : l'impression d'arrachement et de solitude fut immédiate
Seul, je ne me serais jamais installé à Lormes, seul, je ne peux en repartir.
Arrivé avec mon amie un jour de beau temps... mon amie repartie à Paris au 3e jour pour son travail, j'ai ressenti une immense solitude dans ce lieu étranger.
Je me suis raisonné puisque j'étais là... j'aurais du fuir... tout laisser... j'aurais perdu bien peu en reniant ma parole.
Je me sentais engagé par l'amour de la nature, de l'espace, du silence. Je me sentais engagé aussi par la parole donnée et les contrats de location signés.
On ne piège souvent que les honnêtes gens quand les jeux sont faussés.
Depuis onze années j'ai cherché les mots pour comprendre mon histoire.
Les campagnes c'est seulement pour les vacances... pas pour y vivre, seulement pour y passer un moment.
Chaque commentaire des visiteurs de mon blog m'a fait réfléchir, comprendre et expliquer.
Personne à ce jour ne m'a aidé à rentrer chez moi. À sauver un peu de vie... mais qui le peut vraiment ?... "ceux qui ont le bras long" mais pour qui je ne compte pas. Ceux qui m'ont attirés ici... indirectement.
Je réponds aux internautes... aucun commentaire ne m'a convaincu de la légitimité de mourir à Lormes. Les plus accablants m'ont juste laissé un sentiment d'inhumanité de la société.
Qu’est-ce que « la mise en dépendance des populations » ?
Il y a quelques dizaines d'années, l'Etat a tenté de déplacer des fonctionnaires de la région parisienne vers la province et les campagnes... mais ce fut un échec.
En lieu et place, on y plante des pauvres, des naïfs, des écolos, des délinquants, des retraités, des handicapés de toutes sortes, des gens sous tutelles... Les campagnes deviennent des ghettos de toutes les formes de misères au titre de super-banlieues.
La nature n'est plus un espace de liberté mais une prison verrouillée par l'éloignement des villes dynamiques et de la région parisienne et le manque d'argent de ces gens-là pour retourner chez eux.
Une fois parqué à la campagne on ne peut plus s'en échapper seul.
On ne peut parler de vie humaine pour cette population sans loisirs ni culture... mais de survie végétative. Le bistrot et la télé sont les seuls pseudo communications sociales.
Tous ces exclus de la société y sont contrôlés par un quota de fonctionnaires et de services sociaux qui légitiment ainsi leur salaire. Prisonniers et gardiens ne vivent que par les financements publics produits des impôts des grandes villes.
Qui est responsable selon vous ? Tout le monde ? Personne ? N’est-ce pas un peu facile de lancer ce genre d’affirmation sans l’expliquer ?
Ceux qui font perdurer ce système sont ceux qui en profitent... ou croient en profiter. Ceux qui veulent se débarrasser de certaines populations, libérer les logements des grandes villes, les petits fonctionnaires à 1200 euros par mois qui se croient privilégiés dans ce monde de pauvres... les politiques à élection facile, les marchés de la misère... Cherchez les maîtres, vous découvrirez leurs esclaves. Dans les campagnes, on fait travailler les gens gratuitement... ou pour 1,50 euro de l'heure (offre véridique pour du ménage).
Vous avez l’habitude de faire du rentable ? Il faut croire que non ! Etre « rentable » n’est pas une habitude mais le résultat d’un bon travail.
Malheureusement non... de nos jours, être rentable, c'est seulement gagner de l'argent... peut importe la contre-partie fournie.
On ne bâtit pas un avenir sur un homme politique qui « arrose » une région de subventions mais sur un projet viable !
Je ne connais pas de projets viables dans le Morvan pour les parisiens. Les campagnes sont sous perfusion. J'ai été conditionné par les média qui affirment sans cesse le bonheur de vivre à la campagne en montrant des témoignages de réussites sociales et professionnelles. Or, j'ai compris aujourd'hui que c'est un mensonge à soi-même et aux autres. Je ne connais ici de réussites (artificielles) que subventionnées à grands frais, de réussite de survie... ou dans le cas général... pas de réussite du tout.
Il suffit d'écouter les agriculteurs et les éleveurs qui se plaignent de leur vie misérable à cause de revenus d'asservissement au travail ou de voir les jeunes quitter les villages pour travailler en ville. Les commerces meurent les uns après les autres... à part les médecins de l'agonie, les bistrots de la solitude, les agences immobilières de la naïveté... comment peut-on croire "que le bonheur est dans le pré" si on ne nous en martèle pas les esprits dans les médias.
Oui, je me suis fais avoir par le mensonge à cause de 2,5 jours d'inattention et de détente un jour de soleil avec mon amie. Çà n'excuse pas le crime économique et humain monté par les gens qui y trouvent leur compte.... et par leurs marionnettes. Lisez les forums d'installation à la campagne, les magazines, les sites internet... jusqu'àaux chaînes de télévision chargées de nous montrer la campagne en rose.
Je vais mourir de la misère, de l'humidité, de la toxicité de cette région... je veux que les coupables soient punis... je le veux pour toute cette souffrance fabriquée... pour toutes ces morts prématurées à cause de l'environnement de misère qui nous maintient dans le moyen âge de l'insalubrité et de l'esclavage.
La misère chasse les gens dans les campagnes. Où avez-vous vu cela ? Alors pourquoi y a-t-il autant de bidonvilles autour des villes ? Les Morvandiaux d’aujourd’hui sont les citadins d’hier… Faux ! La plupart des Morvandiaux d’aujourd’hui y sont nés et y ont passé toute leur vie. D’autres après être partis travailler en ville sont revenus pour y vivre leur retraite, s’y trouvent bien et ne souhaiteraient pour rien au monde quitter leur Morvan.
Ce n'est pas ce qu'ils me disent quand je leur demande où ils sont nés. La plupart viennent des villes et ont sombré dans la misère en s'installant dans la Nièvre. Vos statistiques datent peut-être de 40 ou 50 ans quand il y avait 25 bistrots dans le village et du travail. Les Morvandiaux qui reviennent pour prendre leur retraite sont autant déçus que nous de trouver une région aussi triste et morte... mais c'est leur région, leur racine... ils y ont leurs souvenirs comme pour moi qui veut retrouver mes racines, décemment, un droit que l'on me refuse sauf à vivre une misère encore pire.
Certains peuvent chercher le calme et d’autres vouloir voir du monde. Tout le monde n’est pas sur le même modèle mais on ne peut pas vouloir une chose et son contraire.
La vérité est que nous avons besoin d'espace vital et de tranquillité... mais nous avons aussi besoin des autres pour travailler et communiquer. Je le reconnais, la campagne, c'est bien pour les vacances. La ville, c'est le travail, le confort, la culture, la santé (et les soins), l'anonymat et les amis choisis, etc...
Ce qui me convenait, c'était de vivre en ville et de voyager dans la nature.
Ne comptez pas sur la société que vous accusez de tous vos maux pour vous en sortir mais sur vous-même.
Ce n'est pas à 61 ans que je peux partir vers Paris sans rien. À 20 ou 30 ans, c'est possible mais pas à l'âge de la retraite quand on a déjà payé pour sa sécurité et que l'on s'est fait dépouillé. J'ai encore suffisamment de conscience pour me rendre compte que partir seul dans l'état où je me trouve serait accélérer encore ma destruction.
Je ne peux pas partir sans aide... je ne suis pas fou bien que çà en arrangerait certains après m'avoir enfermé dans la casse-pipe de la Nièvre.
Je n'attends plus rien en effet du rouleau compresseur qu'est cette société de copinages et de privilèges sauf qu'un rapport de force la punisse dans un temps que je ne connaîtrai pas parce que je l'aurai quittée.
Les dictatures de l'argent ne font pas de sentiment mais rencontrent plus fort qu'elles, parfois, les révoltes de la misère.
lundi 2 mars 2009
Lormes, perte de liberté, sas de la mort
J'ai reçu ce matin un commentaire anonyme qui me rend responsable de ma misère. Certes, j'ai eu tord de venir à Lormes... mais "je ne savais pas quel serait l'avenir de cette région". Comme me l'a dit un morvandiau (un professionnel) : "une région comme çà, çà ne devrait pas exister".
Je réponds au commentaire reçu ce matin.
Vous êtes arrivé à Lormes il y a quelques année avec l'idée qu'il fallait "aider" les habitants de la campagne à devenir "bien", c'est à dire "comme en ville". Pour cela, vous avez eu "l'idée du siècle" : installer un magasin d'iformatique à une époque où l'informatique était encore balbutiante. C'était courageux, mais n'était-ce pas un peu osé ?- Non : Je suis venu vivre à la campagne parce que j'aime la nature avec deux conditions que j'ai rendues publiques :
- avoir du travail
- avoir des liens sociaux (des amis, être accepté)
Comme si cela ne suffisait pas vous avez choisi de vendre et réparer exclusivement des Mac. Je n'ai rien contre les Mac, mais c'était d'évidence un risque supplémentaire. Pourquoi le prendre ? Par idéalisme ? Par naïveté ?- Non, c'était mon ancien métier, je suis passé à Windows, puis actuellement à Linux... mais j'ai de grandes facultés d'adaptations et des expériences dans le tourisme européen et le social par exemple : aucune de mes compétences n'a été exploitée ici. Pourtant, j'ai l'habitude de faire du rentable (mais pas seul).
Vous aimez la ville, pourquoi être venu à la campagne ? Pour "secouer" un peu une populations que vous jugiez trop repliée sur elle-même ? Pour transformer les "gens des champs" en "gens des villes" parce que c'est ce qui "bien" pour vous ? Mais que connaissiez vous aux goûts, aux habitudes, à la vie des gens de la campagne, vous le citadin ?- Faux, je suis venu à la campagne pour les paysages. Le pire des campagnes, c'est la perte de liberté par la mise dans la misère des populations locales.
Vous êtes arrivés dans le Morvan sans préparation, sans savoir ou vous alliez, abandonnant la vie que vous aimiez, vos amis, pour une campagne idéalisée où tout le monde vous attendait à bras ouverts, où il ne pleut pas et où il ne fait pas froid en hiver, où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. Pour cetains la ville c'est Zola, mais, pour vous, la campagne c'était Madame de Sévigné !- oui à 20 % : je suis venu à Lormes avec l'idée de tester la faisabilité durant 6 mois. Tout machait bien pour moi à cause la présence d'un homme politique qui alimentait la région en subventions et en moyens (dépendance). Je n'avais pas prévu un incendie qui au bout d'un an, m'a conduit à me réfugier dans l'achat d'une maison. Et puis, l'économie locale a sombrée... et moi avec.
Alors, pourquoi vous en prendre à vos voisins, à la municipalité, à l'Etat, à l'EDF... Que sais-je... Et maintenant que vous vous êtes planté - tout seul - vous demandez qu'on vous aide à retourner la où vous étiez si bien. Soyez honnête, n'exagérez vous pas un peu ?- Les gens meurent autour de moi (cancer, alcoolime, suicides, blessures..). Oui, j'appelle la société à mon secours. je suis mal, ma vie s'est arrétée. Vous accepteriez de vivre votre mort, vous ? à quoi sert la société, si ce n'est à vous aider et à vous protéger ? Qu'est-ce que cette France de l'enfermement ?
Je ne me plains pas de la population mais d'un système.
Je suis solidaire des gens qui souffrent dans les campagnes. De tous ces gens que la société conduit à sombrer dans la misère en les chassant vers les campagnes.
J'ai pris consciences que les morvandiaux d'aujoud'hui sont les citadins d'hier... ils sont venus par ignorance chercher une vie meilleure.
Ils acceptent leur sort... pas moi. La misère n'est pas une fatalité : çà profite à d'autres.
Curieuse phrase d'un morvandiau à mon arrivée : "Tu viens chercher du calme, eh bien moi, je préfère voir du monde".
js
lundi 29 décembre 2008
Tenter de sourire quand la douleur te fait grimacer
Jean-Pierre, je ne comprends pas pourquoi tu écris ce genre de blog, pourtant ton agence de communication marche bien. A quoi ça te sert de raconter tout ça ?
A toi qui m'as laissé ce message anonyme... tu ne sais pas ce qu'il y a derrière la bonne image que je peux donner quand je tente de sourire en public.
Encore une cheville de foulée ces derniers jours parce que je suis tombé dans mon escalier mouillé, la nuit, sans lumière. Heureusement, c'est la jambe gauche qui a pris... pas celle où j'ai la vis...
Depuis 1998, ma vie n'est que blessures physiques et morales... une hémoragie sur mes acquis... et pourtant, j'ai en moi la volonté de me battre pour tenir... une habitude, je dirais. Un combat pourtant inutile dans ce monde froid.
Je ne sais pas combien de mois il me reste à vivre tellement je souffre du froid qui m'épuise. Je ne peux même plus obtenir mes médicaments (asthme, tension...) parce que l'administration est en retard dans ses dossiers... alors, les gens crèvent car la maladie n'attend pas.
Tu me parles d'une agence de communication... (qui marche bien, dis-tu ?!)... je n'ai pas touché un centime d'euro depuis qu'elle est créée. Juste des frais pour parcourir des centaines de kilomètres à la recherche de clients.
Oui, depuis mon arrivée à Lormes, j'essaie de mettre ma compétence au service de la région... mais çà ne donne rien !... ici, on gère la misère qui rapporte plus à ceux qui administrent les dossiers... et qui leur assure un emploi.
En plus de cette vie de misère, je suis miné de partout : comme cette assurance qui ne m'a jamais remboursé suite à un incendie... et qui m'a prélèvée 4 années de trop alors que j'avais résilié le contrat... Ils ne veulent même pas me rembourser ce qu'ils m'ont pris indûment avec comme raison qu'"ils ne font pas du social".
Je ne leur demande pas de faire du social mais de m'indemniser conformément à l'assurance souscrite et de ne pas se servir d'un prélèvement automatique pour me voler mon argent. Ils profitent de mon état de faîblesse par l'isolement.
Je pourrais écrire tous les jours sur ce blog tout ce qui mets ma vie en danger et me fait souffrir.
Je veux quitter cette région maudite et rentrer chez moi... là où j'ai mes racines... là où j'ai vécu 50 années de progrès que l'installation à la campagne m'a détruit en 10 ans...
Lormes, c'est une mort lente... une fin de vie dont je suis le spectacteur et la victime.
À ce jour, internet ne m'a été d'aucune utilité si ce n'est de mettre en garde ceux qui seraient tenté de suivre le même chemin que moi...
Une fin de vie en public afin que personne ne puisse dire "je ne savais pas".
La campagne, c'est encore pire que la ville... et le pire, c'est l'enfermement.
jp
vendredi 3 octobre 2008
Réorganisation du blog
J'ai réorganisé tous les messages dans des blogs par thèmes
avec les liens dans la colonne de droite.
J'approche du moment de faire le bilan.
L'hiver arrive, le froid, les tremblements...
la maladie dont je ne sors pas depuis 1 mois,
et une méchante douleur dans le cou.
Le radiateur m'ayant laissé tombé,
je me chauffe avec le réchaud
et une lampe halogène.
Je suis complètement seul à Lormes.
Heureusement, j'ai quelques contacts hors de la région.
Je vis sur ma lancée et mes apparences...
les gens ne se rendent pas compte à quel point
je suis détruit intérieurement.
J'espère que le pays paiera...
ils ne sont même pas foutus de prévoir où va la France...
moi, je le sais, elle va dans la jungle
en détruisant les forces de l'intelligence et de la générosité.
Il n'est pas bon de couper ses racines.
vendredi 6 juin 2008
On attire les citadins vers les campagnes sans leur dire la vérité...
Merci pour vos messages qui continuent de m'arriver. Je les lis et les conserve en vue de rédiger "le testament de Job Santer"... écrire la vérité de ma réalité locale... dire ce que les trop pauvres ne peuvent pas dire, ne pensent pas à dire comme si leur misère étaient naturelle... comme si la non-vie était normale...
Je rappelle que je n'ai rien contre les ruraux victimes souvent d'une réalité pire encore que la mienne...
c'est la société qui permet cela... qui conduit des gens à mourir par trop de misère comme une longue euthanasie qu'elle engendre et qu'elle cache en la présentant comme une fatalité.
La société sait quelle tue des gens en ne réagissant pas comme il le faudrait... ainsi en va-t-il de ces gens qui dorment encore dans les rues des villes alors qu'un simple toit devrait coûter moins cher qu'une vie.
La société a les mains sales.
lundi 31 mars 2008
On est rarement complètement seul
Réponse à yedy_101
Merci de manifester votre solidarité face à mes difficultés et de vouloir m'aider.
Je vous téléphonerai pour discuter et échanger avec vous.
Sachez que j'ai eu beaucoup d'amis dans ma vie et que c'est le souvenir de ces amis et des réussites passées qui me permettent de tenir face à la situation actuelle d'enfermement à Lormes.
J'ai aussi la possibilité d'être aidé pour aller m'installer à Dijon où mes conditions de vie seraient plus humaines qu'à Lormes. Bien sûr que ce serait une amélioration.
Mais j'ai un passé, des souvenirs, des amis, des repères à Créteil en région parisienne. Il est plus facile de trouver un logement à Créteil qu'à Paris. Si l'administration considérait ma situation et si elle obligeait l'assurance et le propriétaire de la maison où j'étais locataire à mon arrivée à Lormes à assumer les conséquences de l'incendie qui m'a conduit à me réfugier dans l'achat précipité de ma maison actuelle.
Je souhaite rentrer dans ma région natale et finir ma vie dans un appartement au sec. C'est une demande sensée que je formule depuis 8 années auprès de l'administration à faire financer par toutes les irrégularités et injustices que j'ai subies dans la Nièvre.
C'est à dire notamment, si
- l'assurance m'indemnisait de toutes les conséquences de l'incendie,
- la responsabilité du loueur étaient mise en cause,
- le droit au RMI pour les années où je perdait de l'agent avec mon entreprise m'était versé,
- l'entreprise qui m'a modifiée un échafaudage d'où je suis tombé et qui m'a value l'accident de ma jambe était mise en cause,
- et d'autres anomalies de procédures et de blocages vécus ici étaient prises en compte (exclusions, discriminations, mise en cessation de paiement injustifiée...)
je pourrais racheter un appartement à Créteil
Le problème est que de la Nièvre, je n'ai aucun soutien sur ce que je demande.
Dans la Nièvre, on m'aide pour me maintenir à Lormes dans la dépendance et la misère, c'est à dire sans tenir compte de mes demandes. On me donne le RMI et le droit aux restaurants du Coeur. Mais on ne tiens pas compte de mes demande de faire appliquer la justice et de mon désir de travailler et de rentrer dans ma région dans un appartement.
On met les gens dans la dépendance et la misère en les installant dans l'assistance alors que je revendique mon autonomie par la restitution des moyens de m'en sortir.
L'entreprise la plus prospère dans la Nièvre est l'aide sociale. J'ai l'impression d'en être le fonds de commerce et qu'ils veulent me garder ici pour ne pas perdre un habitant de plus.
Que les langues se délient et montrent que l'isolement dans le monde rural est encore pire que la vie dans le béton des ville. On ne peut y assurer la santé, la sécurité, l'emploi, la vie culturelle et intellectuelle, le confort, les liens sociaux choisis, etc... et pourtant, les campagnes coûtent très cher à la société et la manière d'y vivre est une catastrophe pour l'écologie et la planète (longs déplacements, maisons dispendieuses en énergie, lourds investissements par rapports aux nombres d'habitants, etc...).
Un jour, j'espère, ils feront réellement les comptes.
jeudi 27 mars 2008
Bétise et méchanceté conduisent la France à sa perte
Je suis épuisé de n'avoir pu dormir normalement ces temps-ci à cause du froid.
Je viens encore de recevoir une note de l'EDF de 535 euros. j'ai passé une mauvaise journée et j'ai des douleurs terribles dans la tête.
Je suis allé voir l'assistante sociale qui me dit que l'aide du Conseil Général de la Nièvre a été refusé.
Combien de temps encore, 3 hivers au maximum, parviendrai-je à tenir dans ces conditions ?
Je suis environné de déficients mentaux et de gens à problème.
La télé continue de diffuser des films sur le bonheur de vivre à la campagne.
Pourquoi inciter les gens à tout quitter pour venir dans des endroits où ils n'ont aucun avenir, ni solidarité, ni avantages de la ville. Je connais les lourds inconvénients de la ville mais la vie y est moins pire que dans la Nièvre.
Ici, l'humidité vous détruit par l'intérieur. Le froid, la poussière, la solitude, la dépendance, la pauvreté... comment ignorer tout cela. Il se passe ici des choses qui n'ont rien à voir avec notre siècle. Germinal ? on est dedans.
Grève de la faim ? suicide ? dénonciation ?... comment échapper à ma souffrance ?
J'aime la vie। J'ai des souvenirs de réussite avant de tomber dans cet endroit. Je lutte dans ma tête même si je n'ai plus les forces physiques à cause de l'épuisement de ces dix années d'anéantissement.
Comment faire arrêter cela ?... comment les punir pour qu'ils arrêtent ? Comment empêcher d'autres de retomber après moi ?
S'il m'arrivait malheur, je n'y serais pour rien.
Je voudrais qu'il y ait des sanctions pour ce que j'ai vécu ici.
Il y a des coupables car cette misère est une oeuvre humaine. Elle est de l'égoïsme, de l'ignorance de l'autre ou plutôt de la méchanceté... car plutôt que d'associer au progrès on détruit la vie.
Le secours ne peut venir que de l'extérieur. Arrivera-t-il à temps ?... quelle association, quels journaliste s'intéresse à ce qui se vit ici, à l'écart de la route principale.
C'est le silence qui fait ici que les gens meurent. Ce silence est encore pire que le bruit que je crains pourtant. Il tue sans rien dire.
mercredi 27 février 2008
Campagne : perte de santé, liens sociaux, dynamisme de la vie
Je sais que je souffre de 3 maux importants dans mon isolement dans la Nièvre :
- la santé, à cause de l'insalubrité de la maison et de l'humidité de la région,
- les liens sociaux, car je suis environné de gens à problème, handicapés physiques, psychologiques et économiques... j'ai besoin d'un véritable communauté intellectuelle qui m'accepte (comme c'était le cas à Paris).
- de l'éloignement du "là où çà se passe". A part, l'internet (sans contact réel), je suis dans un autre monde qui vit avec 20 ou 30 ans de retard. Je suis plutôt à l'affût constant du progrès, de la technologie, de ceux qui réfléchissent pour le monde de demain. Ici, je suis dans le passé, dans les derniers de la classe.
J'ai perdu l'essentiel de ce qui faisait ma vie.
mardi 26 février 2008
Je suis Parisien, prisonnier dans la Nièvre
Depuis 8 ans, je souhaite rentrer dans ma région.
Pour raison de sécurité et de santé. L'humidité de la Nièvre et l'insalubrité de ma maison minent gravement ma santé.
Chaque hiver est plus difficile, avec de nouvelles maladies qui portent atteinte à ma vie. Dans 3 ans, ce sera fini.
Ils me menacent par l'abandon social, l'atteinte à ma vie par le travers de l'économie, du harcèlement administratif.
Je veux que çà en finisse, je veux être vengé.
mercredi 13 février 2008
Ils n'ont pas besoin de moi à la campagne
Tout se résume en une petite phrase "ils n'ont pas besoin de moi".
Je suis inutile ici car ils n'ont pas su utiliser mes capacités parce qu'ils ne m'ont pas donné la chance de les mettre à leur service pour leur développement.
C'est bien dommage pour eux et pour moi car ils ont un potentiel qu'il aurait fallu mettre en valeur en donnant une identité reconnaissant la valeur des gens et du lieu.
Cette technocratie aveugle empêche le succès et produit l'échec.
Voilà pourquoi je veux partir.
Il aurait fallu faire de Lormes un village pilote en investissant dans l'identité du Morvan et en mettant les gens dynamiques en marche pour leur plus grande satisfaction et leur bonheur.
J'avais écris çà dans le bulletin local dès mon arrivée en 1998 et c'est tout à fait confirmé aujourd'hui.
vendredi 1 février 2008
Ils chassent les gens des villes
J'ai connu la ville et je vis depuis 10 ans dans le Morvan.
La ville a certes des inconvénients qui peuvent facilement être minimisés si l'on organise les déplacements et les conditions de travail.
La campagne, c'est un grand isolement et une misère économique dans ma région du Morvan. C'est la santé en péril et la perte des liens sociaux. On s'en rend compte au bout d'un certain temps quand le mal est fait.
Au fil des conversations, j'ai malheureusement l'impression qu'il y a des raisons cachées qui maintiennent les gens dans les campagnes une fois qu'ils sont devenus pauvres.
Inciter les gens des villes à partir vers les campagnes c'est les envoyer vers la misère et la destruction. Je vois bien que ce n'est pas du tout ce que l'on dit à la télé. A croire qu'ils n'ont jamais vécu durablement à la campagne.
La qualité de vie à la campagne est un rêve ou un mensonge. Il suffit que je regarde ma région où règne partout l'abandon et la misère. C'est aussi une absurdité écologique quand on voit l'état des maisons et les dépenses d'énergie pour se chauffer et se déplacer.
Ce n'est certes pas le bonheur. Les gens s'y suicident, meurent de cancers ou "naturellement" beaucoup trop tôt. On vieillit mal : regardez les visages des hommes de 45 ans. Ils en paraissent au moins 60 pour un citadin.
Les campagnes sont un renoncement à vivre
Les inconvénients de la ville conduisent à envisager la vie à la campagne.
On ne peut comprendre les risques de se retrouver isolé sans moyens de communication loin des grandes villes.
Il faut savoir qu'il n'y a pas de solution de repli à moins d'avoir des contacts extérieurs pour vous "rapatrier".
- que faire sans travail avec un RMI qui ne vous permet même pas de payer vos dépenses d'habitation, de vous habiller et de vous nourrir...
- que faire sans voiture pour aller faire ses courses quand la grande ville se trouve à 70 km ?... vous paierez tout au prix fort dans des petits commerces mal achalandés.
- que faire sans amis, si vous avez l'habitude d'un certain niveau intellectuel, ici, vous n'interesserez personne car vous viendrez d'une autre planète
- que faire sans vie affective car les femmes n'aiment pas les campagnes isolées et vous vous retrouverez "vieux célibataire" jusqu'à la la mort.
- que faire quand votre santé sera entâmée par les hivers rudes dus à l'inconfort des maisons et aux mauvaises conditions de vie ?
Si vous voulez vous suicider, allez à la campagne...
jeudi 31 janvier 2008
10e année sans vacances
Ayant passé une partie de ma vie à faire voyager les gens, les jeunes...
J'imaginais ma fin de vie dans une retraite paisible agrémentée de quelques évasions pour le plaisir d'aller à la rencontre d'autres paysages et de moments d'intimité.
Depuis 1998, je n'ai pas bougé de ce village.
Le plus beau des paysages n'apporte aucun plaisir quand il est un enfermement.
Je suis très fatigué de mes quatre murs sans confort ni amis, sans moment partagés ni initiatives communes.
Je paye le prix de cette société fermée sur ceux qui la maîtrise et l'impose à ceux qui aiment la liberté.
La société est une prison quand elle n'est pas solidaire et ne donne pas à chacun sa part de bonheur.
mercredi 30 janvier 2008
L'enfermement dans la Nièvre
Comme j'y voyais des espoirs en raison des gens présents à cette époque (en 1998), j'ai fait le pire des choix : acheter une maison pour sécuriser ma vie et mon travail et ne pas être exposé aux catastrophes locales.
C'était le choix fatal. J'aurais du fuir... rentrer chez moi... ne rien espérer dans cette région où je n'ai pas ma place... les gens s'enferment sur eux-mêmes et je ne peux rien leur apporter.
Maintenant, ma vie se termine dans la misère et les appels aux secours sans espoir de retrouver mon bonheur passé en ville, là où j'ai mes racines.
Il n'y a que la vengeance positive qui pourra changer les choses pour les suivants... car pour moi, c'est fini.
Je souhaite que l'on brise cet enfer qui fait mourir les gens.
Beaucoup tentent l'aventure est vienne inmanquablement se briser dans ces villages.
Ils en repartent à grands frais souvent au bout de quelques mois parqu'ils ont de la famille pour les aider ou bien se retrouvent enfermés dans la misère et la dépendance quand ils sont seuls.
N'hésitez pas à me poser des questions notamment si vous envisagez de quitter la ville. Je souhaite que mon expérience permette une prise de conscience des réalités rurales dont je n'ai pas bénéficié en 1998.